Mercredi 27 septembre 2006
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Sur la place assassinée tourments et démence se livrent à des jeux dangereux. Les déments se tourmentent et les tourmentés démentent. Sous le soleil meurtrier les âmes esseulées vont en direction du néant, cet ailleurs improbable où naissent les idées neuves.
Par Nicobode23
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Mercredi 27 septembre 2006
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23:59
Elle se tient là noble comme un i et droit comme un Lord vêtue de quelques haillons aux scintillements sensuels. Sur la scène des ténèbres elle se montre parfois au grand dam des étoiles terrestres filantes ces corps embués, ces cœurs de papier chez qui la chaleur n’est plus ou si peu. L’onde de vie s’échappe lorsqu’ils parlent, la lumière divine lumière s’enfuit lorsqu’ils ouvrent les yeux. Chaque clignement d’œil est un clignement de mort. La vie fragile est suspendue dans le vide au mur mou du destin. Pendant l’assemblée les hommes sont des étoiles terrestres filantes, elles tracent l’avenir d’un grand pinceau rouge maculé de sang.
Une écharpe de temps s’est enroulée autour de moi. Il s’y est déplacé une myriade d’images. Une fée est apparue, elle m’a parlé puis s’est tu. Elle était un scintillement bleu dans le ciel pourpre du crépuscule. Elle m’a parlé puis s’et tu. Cet être était le premier du genre que je voyais. Son apparition fit une grande impression à mon âme, sûr. Après m’avoir reparlé au creux de l’oreille elle s’envola dans un clin d’oeil entre l’espace et le temps dans un éclat d’argent. Et mon âme a su.
L’écharpe du temps file au gré des lunes changeantes. Les étoiles mourantes se faufilent dans la paume de mes mains et s’endorment à l’abri des regards. Quand il naît une émotion dans mon cœur une vieille étoile meure et l’homme assit sur le bord contemple la terre. Le temple déshumanisé perd ses âmes une à une. Les yeux perdus dans le vague au beau milieu des dunes d’amertumes un homme se demande : « serait-ce la fin de l’humanité ? »
Par Nicobode23
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Mardi 3 octobre 2006
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00:21
Je ne suis pas à ma place, c’est sûr. Ici je ne suis que l’ombre de moi-même. Une ombre se faufilant à travers les mots dans un dédale de chiffres au terrible ennui. Mon ombre disparaît dans le soleil couchant, je suis inexistant. Peu de responsabilités, c’était à craindre pour moi qui aime prendre les choses en main, mener les troupes, rugir, anticiper, amener vers le haut. Etre un chef et montrer mon soleil plein ciel. Mon ombre s’évanouit dans les ténèbres, pas longtemps. Bientôt mon soleil va chasser les ombres et le plaisir sera sacré.
Par Nicobode23
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Mercredi 4 octobre 2006
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23:13
Ce désert est une cours de récréation vides d’émotions. Les gamins ont grandi ils ne sourient plus, les rêves se sont écroulé et ils se sont tu. Place à l’âge adulte.
Par Nicobode23
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Jeudi 5 octobre 2006
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19:54
Un cortège s’avance et ouvre la voie. Deux clowns hilares devancent l’attelage et montrent de leurs doigts noueux un soleil mourrant.
Par Nicobode23
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