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  • : Amateurs d'art, je vous invite à découvrir des créations aussi humbles que diverses et variées. Poésie en vers, prose, nouvelles, dessins, peintures, photos... sont au programme de ce blog.
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Salut !

Bienvenue à tous ! J'espère faire partager au plus grand nombre mon amour de l'Art ! Sur ce blog vous pourrez retrouver certaines de mes créations : poèmes, nouvelles, photos, peintures, critiques ainsi que des surprises aussi diverses que variées.

 
Bonne lecture !

 

Nicolas Bodereau

Mardi 8 août 2006

Si vous ne connaissez Genesis que pas les singles Jesus he knows me ou encore Mama alors vous ne connaissez pas vraiment Genesis. Ce groupe, inspiré par les Beatles, le jazz et la musique classique est apparu à la fin des années 60. C’était l'un des fleurons du rock progressif (musique élaborée défrichant de nouvelles contrées sonores) avec Gong, Van der Graf Generator en Allemagne, Magma en France ou encore Yes. Avant d’être un style, c’est surtout une recherche perpétuelle d’évolution musicale.

Quand on y regarde de plus près les « touches de prog » se retrouvent chez tous les grands groupes et dans tous les styles, du rock (Beatles, Cream, Led Zep, Queen, Muse…) à la techno (Memento-mori,…) en passant par le jazz avec Weather Report par exemple. Un groupe métal comme Metallica en a toujours disséminé quelques touches tout au long de leurs albums. Le point culminant arrivant lorsqu’ils composent l’un des meilleurs albums du genre avec « … and Justice for All.» Quant aux limites entre le jazz-rock et le prog elles sont infimes, le premier étant plus instrumental. Pour le second on y retrouve souvent l’utilisation des accords complexes du jazz et l’apport des cuivres. Les touches prog se situent aussi dans la qualité littéraire des textes, souvent ésotériques ou épiques et composés de chapitres. Elles se retrouvent également dans les orchestrations foisonnantes, les passages instrumentaux impressionnants, et bien sûr la durée des morceaux qui dépassent souvent les dix minutes pour les raisons précédemment citées. Un musicien comme Robert Fripp –créateur génial des maîtres King Crimson- était de tous les combats. Sa place est la base du genre. Il a participé à tous ces courants, travaillant aussi bien avec son groupe qu’avec Joe Satriani et Brian Eno en passant par Talking heads, Blondie, Peter Gabriel, Bowie, l’excellent groupe No-man ou Cheikha Remitti la princesse du rai… Il est vrai que Peter Gabriel n'est pas sur cet album, ni sur les suivants puisqu'il il est parti voguer sous d'autres cieux (albums en solo) avec autant de réussite d'ailleurs. Malgré cela, écoutez le Genesis de 1976 ; la pureté des mélodies, la créativité, le lyrisme des paroles... Cet album fait parti de mes « albums de chevet ». C'est d'ailleurs à Tony Banks que l'on doit ce sens de la féerie. Les textes -inspirés par des contes ou des sagas victoriennes- sont en effet principalement l’œuvre du claviériste qui participe également à la composition. D'ailleurs dès les deux premiers morceaux Dance on a Volcano et Entangled on entend bien les fameuses nappes de synthé -reproduisant des chœurs religieux- chères à Banks et typiques du Genesis des débuts. Les autres membres du groupe ; le bassiste Mike Rutherford, le guitariste Steve Hackett et le chanteur-batteur Phil Collins (intronisé nouveau leader du groupe) rivalisent aussi de virtuosité.

On peut considérer que c’est un album concept dans la mesure où les titres sont comme des petits sketches, pivotant autour du fil conducteur Féerie, et racontant l’histoire de personnages extraordinaires. Le titre Squonk, avec son beat à la John Bonham, est l’un des meilleurs de l’album, il relate l’histoire d’une créature merveilleuse qui à la fois capturée se transforme en larmes. Mad man moon est une merveille absolue avec son piano mélancolique puis aérien, on n’oublie pas cette mélodie ! Le LP se termine sur l’explosif instrumental Los endos qui reprend des éléments musicaux du premier morceau. La boucle est bouclée. Le poétique A Trick of the Tail est un album clé situé entre un autre concept-album Lamb Lies Down On Broadway et leur deuxième live Seconds Out, d’ailleurs si vous aimez la batterie vous serez gâté P. Collins, Chester Thompson et le génial Bill Bruford sont derrière les fûts.

Genesis existera quand même sans Peter Gabriel. Cet album en est la preuve. Deux albums plus tard sur …And there they were three... ce sera au tour du guitariste Steve Hackett de dire au revoir au groupe, il embrassera lui aussi une carrière solo, brillante. Mais ceci est une autre histoire. Des groupes actuels comme Spock’s Beard, les Suédois de Flower Kings voir même Dream Theater (en un plus métal) sont les dignes héritiers du groupe anglais. Ils disent tous avoir été inspiré par le groupe anglais et on peut être sûr que dès qu’un nouveau groupe affilié prog sort un album les références à Genesis sont mises en exergue. Pléthore de jeunes groupes sont là et bien là et ne demandent qu’à percer dans cette société Staracadémisée.

par Nicobode23 publié dans : Critiques musique
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