Mercredi 11 octobre 2006
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Voici un article rédigé lors de mon stage au journal internet l'artaujourdhui.com en 2004.
A l'heure où le projet «Grands Offices» prend son élan, un ouvrage attire l'attention sur le patrimoine des églises florentines.
FLORENCE. Le Musée des Offices s'apprête à donner une présentation spectaculaire à ses Caravage. Par ailleurs, le ministre de la Culture, Giuliano Urbani, vient de confirmer le projet «Grandi Uffizi» : un investissement de 60 millions d'euros pour porter, à l'horizon 2006, la surface d'exposition de 6000 à 13000 m2. L'occasion est donc parfaite pour rappeler que tout Florence, et pas seulement les célèbres Offices, est un extraordinaire musée. Un livre, publié sous la direction d'Antonio Paolucci, surintendant aux beaux-arts et ancien ministre de la Culture, en étudie un pan essentiel : les églises. Ce voyage en forme de pérégrination amoureuse nous mène du Baptistère San Giovanni à San Miniato, de Brunelleschi à Ghirlandaio en passant par Michel-Ange ou Masaccio.
Retrouver Dante et Michel-Ange
Tous ces lieux sont bien évidemment, avant tout, des prouesses architecturales. La coupole de Santa Maria del Fiore par Brunelleschi avait suscité l'admiration et l'incrédulité des contemporains. Cette architecture se revêt parfois de matières précieuses : les images de la chapelle des Princes ou de la Bibliothèque laurentienne montrent une profusion de marbres et de pierres dures et des plafonds à caissons. L'intérêt de l'ouvrage est de ne pas négliger le meuble derrière l'immeuble. Ainsi, pour San Lorenzo, après la description des structures, a-t-on droit à un inventaire du contenu, de la chaire de Donatello au retable Martelli par Filippo Lippi, du tombeau de Pierre le Goutteux par Verrocchio au Mariage de la Vierge par Rosso Fiorentino. Le propos manquerait d'originalité s'il ne nous amenait pas à redécouvrir quelques lieux méconnus des touristes comme la Badia ou les Santi Apostoli. On peut voir dans la première un superbe cycle sur la vie de saint Benoît par l'artiste répondant au doux nom de Maître du Cloître des Orangers. Dans la seconde, l'Allégorie de l'Immaculée Conception de Vasari a des déhanchements très maniéristes tandis que la belle pièce d'orfèvrerie du portefeu contient des pierres du Saint-Sépulcre. A voir le matin de Pâques, lorsque le char l'emportant est tiré par ses beaux bœufs blancs… Quant aux clés de lecture, elles ont parfois l'intérêt d'être très italiennes et pas seulement à l'intention des visiteurs occasionnels. Ainsi, à Santa Croce, vue comme un panthéon des grands hommes, du poète romantique Ugo Foscolo à Michel-Ange en passant par Vittorio Alfieri, Machiavel, Galilée ou encore Dante, l'auteur de la Divine Comédie.
Par Nicobode23
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Lundi 30 avril 2007
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19:42
Les philosophes Sénèque Plutarque et Cicéron attribuent ce texte à Aristote et ceci malgré quelques doutes subsistant encore sur la provenance de ce texte. A l’époque, la théorie des humeurs décrites par Hippocrate est la clé de voûte de la médecine. Elles sont au nombre de quatre : le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire seront étudié sérieusement jusqu’au XIX ème siècle. Le problème XXX ou l’Homme de génie et la mélancolie s’intéresse à la bile noire et à son incidence sur le génie créateur des grands personnages (héros, poètes, hommes d’état…).
En effet pour Aristote les hommes d’exception sont tous des mélancoliques, ils ont toutes les facettes de l’Homme mais également une propension à être doué bien supérieure à la normale. Quand cette humeur -où interviennent le chaud, le froid et les vents- est fortement concentrée il y a seulement mélancolie mais lorsque le mélange est atténué ce sont des êtres extraordinaires. C’est cette humeur qui façonne le caractère et qui peut amener certains grands héros de la mythologie à devenir fou tel le héros Hercule tuant ses enfants dans un accès de colère ; ou bien Ajax à devenir fou également ; ou encore Lysandre le spartiate à avoir des ulcères. « In vino veritas », pour Aristote le vin agit comme le mélange à la différence qu’elle n’influence pas sur la nature profonde de l’individu mais seulement sur le caractère, spontané, dans une situation particulière et sur un court moment. Qu’ils s’agissent de dépression, d’épilepsie ou encore de folie (sortir hors de soi même) la mélancolie peut être temporaire et signifier la présence, dans certains cas, de symptômes d’un mal profond qui diffère de l’état mélancolique naturel.
En résumé les mélancoliques sont inconstants puisque le mélange de la bile noire alterne entre le chaud et le froid au gré du temps et des circonstances de la vie. Cependant lorsque le mélange est de bonne qualité (présence de chaleur et de froid) alors ces individus sont de nature exceptionnelle.
A noter que ce texte date de 2005.
Par EdgarJ.Ford
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