Mardi 11 juillet 2006
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I
LE CORSAIRE
1667
Arborescence fragile délaissée l’Humanité
Autour de laquelle clamant leur souveraineté
S’articulent de misérables saisons, engendrant
Des (mé)créanciers vaincus malheureux tyrans
Nababs sans statues d’une avidité accrue.
Au firmament la constellation apparue.
Le ciel fait sa révolution, sublimité
Une voûte céleste constellée d’aérolithes morts,
Laissant place à des étoiles étincelantes, ports
D’embarcation pour un été démérité.
Au firmament le renouveau de la clarté,
Renaissance où préside désormais l’astre solaire,
En despote majestueux son règne à parfaire
Brille brille étincelle d’un bonheur réinventé.
A ce vague océan je me suis confié tant
Calme par moment et tempétueux souvent
Avec ses déferlantes, ses houles, ses profusions.
Jadis trésor de la terre nous la baptisions
Douce liqueur maritime ! Enivrant sans cesse
Des voix de plus en plus fortes émergent dans l’esprit
Comme un flot de notes excitant l’ouie de caresses !
Sirènes ! Entends les sirènes ! Précieux en est le prix !
Dans la brûlante nuit estivale le silence
Est maintenant le propriétaire des lieux.
Le vaisseau pillé n’est plus le riche, le prétentieux
Bâtiment aux canons dorés voguant vers la France.
Sous le crépuscule disparu les étoiles dansent
A bord les quelques survivants boivent et pansent
Leurs plaies alors que les côtes se rapprochent. Rompu
Et blessé lors de l’abordage je n’entends guère plus
Que mes pensées s’entrechoquant sereinement
Et le flot de notes disparaissant doucement.
Allongé sur la proue souillée par le sombre sang
Je lève maintenant les yeux vers un vaste azur
Confondant de beauté où la nuit douce et pure
M’étreint tendrement et le Grand Chien m’attend.
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