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SWEET ULALUME
Bienvenue à tous ! J'espère faire partager au plus grand nombre mon amour de l'Art ! Sur ce blog vous pourrez
retrouver certaines de mes créations : poèmes, nouvelles, photos, peintures, critiques ainsi que des surprises aussi diverses que variées.
Nicolas Bodereau
III
Je danse sur vos vies vide de toute morts inutiles
Mon style courre frénétique sur vos landes désertes
Le souffle des steppes arrive jusqu’à ma bouche diserte
Dans la brise d’un jour où la fortune obnubile.
Mortelle escapade sur le mont Souffrance
L’appât du gain y erre dans l’ignorance.
Je sens la vie et la mort comme le temps
La vie et la mort sont comme le temps.
Ils ont l’éternité comme durée.
Et leur fin comme inconnue.
Je suis sale pourtant je nettoie à sec
L’argent, nerf de la guerre, n’en a plus l’air !
Il n’achète plus ni l’amour ni l’envie
Ni la terre, ni la vie.
Longtemps le Bien luttera contre le Mal
Dans un show guerrier sans final
Leur terrain de jeu éternel
S’étend sur des contrées charnelles
Aussi où les querelles absurdes
Futiles éclipsent le cas des kurdes
Bel exemple ! Car primordiale
La vie est aussi un carnaval
Où chacun derrière sa façade
Parfois sort de la mascarade.
Alors la loyauté apparaît
Alors le respect transparaît.
L’hypocrisie est très tenace !
Ce long combat laissera des traces.
...
- Tu T’es salie, regarde-moi cette Trace de Macédoine !
- Silicone Carne !
- Bruce Willis, Bruce Willis sauvez Willis !
- Les politiques ! Paul il tique, poli le tic !
- Il a lâché un vent Trilok Gurtu !
- Euh… là je sèche !
Ce texte est le deuxième chapitre de mon roman...
« Le renoncement au progrès est une insulte
au fondement même de l’Humanité.
Oublions les morts et reconstruisons ! »
La Guerre de Gorzzo
Gorzzo ! Ce nom résonnait, cinglant comme une gigantesque houle dans l’esprit des troupes de Karl Karson. Quand le ciel revêtait sa couverture étoilée et que la lune se faisait chef d’orchestre à son tour, les esprits s’échauffaient, vagabondaient dans des errements cauchemardesques. Une nuit de plus dans l’attente et la horde deviendrait folle, les consignes se faisaient attendre. L’angoisse était à son comble mais elle n’était pas une contrainte pour Karson, plutôt un moteur. Un océan intérieur recelant, dans ses profondeurs, des trésors d’idées. Il aimait prendre son bateau et voguer sur ces étendues si riches.
Au petit matin, un épais brouillard chevauchait les Pics jumeaux Akri et Sona, la flotte dirigée par le capitaine Karson jeta l’ancre au sud-est de l’île de Sappia (dernière étape avant Kaltte) en attendant les ordres de Karan Korli. Il préférait s’isoler dans sa cabine afin d’organiser, d’imaginer au mieux les assauts. Fervent admirateur du génie de son chef, il se révélait lui aussi fin stratège.
Les troupes étaient regroupées sur les îles situées au large de la contrée de Korland. Leur chef vieillissant Karan Korli, dernier magicien de la lignée d’une légendaire famille viking, détenait des pouvoirs qui n’avaient d’égal que sa furie destructrice. Il disposait aussi d’une flotte maritime composée (sur le tard) de guerriers sanguinaires -ils avaient fait disparaître une bonne partie des derniers survivants du « Chaos Technologique »- et Karson était leur capitaine.
Deux ans après ce qu’on appela communément le Chaos le « Gourou » régnait quasiment sans partage sur un monde dévasté par la technologie ultramoderne. Un monde en complète reconstruction.
Tout avait disparu. Un véritable cataclysme. Les guerres, les accidents nucléaires qui s’étaient produit par le passé n’avaient pas suffit ; ces différents évènements ne furent que de simples prémices. La catastrophe pendait au nez. Ils l’ont voulu. Ils l’ont eu. Ce fût la plus grande catastrophe de l’histoire de l’humanité. L’Homme est têtu. Une série d’évènement inextricable. La gigantesque réaction en chaîne toucha le monde entier. Plus de quatre vingt dix pourcent des terres avaient disparues sous les mers et pas moins de quatre vingt quinze pourcent des habitants du globe. Le peu d’animaux qu’il restait encore pérît très vite. Une hécatombe. Ils avaient mit le respect au ban de la société depuis longtemps déjà. Les politiques, quant à eux, s’étaient réveillé un peu tard… Et donc il restait ces survivants… pourquoi eux ? Dieu seul le savait…
Un des survivants, Karan Korli, ancien Directeur d’une petite ONG américaine, prit conscience très vite des pouvoirs qu’il détenait. Tout naturellement il prit les commandes de cette « reconstruction », il organisa tout cela parfaitement. De tout temps les hommes avaient rêvé d’être magicien. Une espèce de fantasme de pouvoir ultime, lui les détenait réellement.
Dans un premier temps, seul, il fit connaissance avec l’étendue de ses capacités. Capacités qui lui étaient apparues comme par « enchantement ». Plusieurs semaines durant il erra sur les terres détruites et désolées. Rapidement il se rendit compte de ses pouvoirs psychiques, il pouvait déplacer des objets par la seule force de sa pensée. Il parvenait même à commander des éléments de la nature. Il pouvait conduire les nuages, et comme la couche d’ozone était de plus en plus mal en point il s’activa pour créer un véritable mur de nuages infranchissable et complètement homogène. Appelez-moi M. météo ! Le changement climatique s’en ressenti tout de suite. La violence des rayons du soleil était un peu atténuée. Il en faudra un peu plus pour améliorer le climat. Les coups de soleil ne seraient plus mortels aussi rapidement !!! M. météo ! Elle est bien bonne ! Plus tard aux hasard des rencontres il se découvrit télépathe, soumettant les gens par la seule force de son esprit. Tel un prophète il montra la preuve de ses pouvoirs à ces nouveaux « adorateurs. » Il serait le maître incontesté de ce nouveau cycle.
Dans un second temps il rallia les survivants à sa cause. « Je dirigerais le monde et vous serez mon armée et mon peuple » leur dit-il. Très vite une société hautement hiérarchisée se constitua dans la nouvelle contrée rebaptisée Korland. Karson fût désigné comme second de Karan Korli. Ce valeureux guerrier était sous l’emprise de leur nouveau chef tout comme les autres. Une société se construisait, inspiré par un mixe de plusieurs modèles du passé ; un peu de viking post-moderne par-ci pour tout ce qui se rapportait à la guerre (leurs navires de guerre se rapprochaient du drakkar), un peu d’inca par-là pour la forte présence de la magie dans la vie quotidienne et une espèce d’adoration pour l’astre solaire.
Deux ans plus tard la deuxième génération du Chaos naquit. La plupart des guerriers avaient maintenant une compagne. La population de Korland approchait maintenant les trois cent âmes. Ils avaient bientôt tous leurs propres lopins de terre. Karson avait hérité de près cent hectares de ces terres pauvres. Il était aussi forgeron à Korland, car bien que tous fassent parti de l’armée du Gourou ils avaient également un autre métier. Sa femme Kara quant à elle était médecin.
Après une courte période de deux ans où les rescapés de la catastrophe avaient pleuré leur disparus, s’étaient regroupés et avaient rebâtit des habitats décents (avec le peu de matériaux qu’ils trouvaient sur place) une reconquête de l’espace allait se mettre en place. Pendant plusieurs années on envoya des bateaux sur les océans à la recherche d’éventuelles terres habitées mais rien, il revinrent toujours bredouilles. Les envois d’éclaireurs furent arrêtés.
Mais plusieurs décennies plus tard…
La récente découverte de la présence d’une population vivant sur des îles à quelques milliers de kilomètres de la contrée fit l’effet d’une bombe. On y observa qu’un commerce extérieur s’était mit en place rapidement entre ces îles voisines. Un commerce qui se déroulait dans les règles.
Les bases étant établies sur le sol korlandais -dictature en vigueur et lavage de cerveau des habitants de la région - le chef décida d’envahir les deux grandes îles afin d’asseoir son pouvoir sur la planète. Sa soif de pouvoir était sans fin. Kaltte étant quasiment à sa merci ils ne leur restaient plus qu’à investir l’île de Gorzzo…
Parfum printanier
Odeur remaniée
L’argent colore les senteurs
De chaque saison inodore.
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