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Salut !

Bienvenue à tous ! J'espère faire partager au plus grand nombre mon amour de l'Art ! Sur ce blog vous pourrez retrouver certaines de mes créations : poèmes, nouvelles, photos, peintures, critiques ainsi que des surprises aussi diverses que variées.

 
Bonne lecture !

 

Nicolas Bodereau

Jeudi 27 juillet 2006

 

Algérien brisé

Charrié durement

Enfer français

Gagnants honteux

Imbéciles

Jugeant képi

Latéralement mit

Olibrius policier

Qui renient des torts !

Ultra vérifiés !

Wanted xénophobes !

Yacine

Zappé !

 

par Nicobode23 publié dans : Petites études abécédaires
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Lundi 24 juillet 2006

 

 Note : Ce texte est le chapitre I de mon  roman.

   

 


« L’homme se tenait là, devant cette porte

de noires pensées de toutes sortes

le tenaillaient, l’envahissaient ;

et cette porte… »


 


Tempus Fugit



Il était peu sorti cette semaine. Les sens en éveil, exacerbés par l’absence de contingences matérielles, il sentait enfin le poids de sa vie. Cette porte…
Dehors, le soleil brillait de ses couleurs matinales, chaque être était entouré d’un halo céleste. Le Divin veillait. Par la fenêtre on pouvait saisir toute la beauté d’une nature en éveil. Le chant des oiseaux qui coulait, emplis de lumière, sur la fertile mater ; la rosée matinale animée par une plénitude toute musicale entonnait d’infinies mélodies, les unes légères et sautillantes ; les autres guerrières et terrifiantes mais toutes bénies. Un poteau se dressait devant lui…



Quelques heures auparavant, le soleil revêtait son manteau bleu prussien et les songes s’écoulaient dans le sablier de la vie tels de minuscules molécules de temps. L’obscurité se fit l’hôte des idées les plus sordides.
La nuit, la torpeur, l’angoisse me rongent ; les songes vagabonds sans vie pleurent sur des tombeaux infâmes et se lancent dans des errements obsédant. Telle une farandole, les ombres dansent, se moquant des hommes qu’elles fuient, et chaque fleur, pleur, meurt dans la rancœur écœurante de l’humanité. Lugubre défilé d’âmes en décomposition, insalubre chambre et ineffable blâme de lamentation, puisse l’aube annihiler ces maudites pensées, sempiternels maux de l’âme et puisse jaillir la divine lumière révélatrice. 
L’homme voulait franchir le seuil de cette porte, son désir s’était mué en obsession, il était fiévreux… Il se rappelait qu’une semaine auparavant cette force l’avait déjà poussé à tenter la fuite mais des pensées plus fatalistes -germes détestables grandissant dans son esprit- l’avaient contraint à revoir ses plans.
Les derniers rayons de soleil qui parvenaient sur son visage défait avaient maintenant totalement disparu. Le monde des ténèbres l’engloutit à heure fixe, il y était habitué depuis le temps.



Recroquevillé dans un coin de la pièce enténébrée il se remit à méditer sur sa condition, sur ses hésitations, ses proches. Une effervescence se faisait sentir dans la cour de la prison située devant la petite église de marbre rouge. C’était la Prison centrale du Royaume. Elle jouxtait le Grand Commissariat. Seul les détenus les plus dangereux étaient écroués dans l’enceinte de cette prison.
Il n’avait pas peur de se remettre en question « la remise en question colore la force de caractère de subtilité. Elle apporte à la pensée de la profondeur. C’est une force et non une faiblesse si on l’utilise correctement, et un formidable terreau à la création. C’est le moment où l’on bande l’arc le plus possible, moment crucial apparemment calme mais véritablement très intense, vibrant. On réunit tous les éléments d’une situation pour les transformer en énergie plus efficace. Enfin on décoche cette flèche du savoir haut dans le ciel. Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort. »
Il aimait aussi critiquer les gens! : « J’aime bien passer au crible tous ce petit monde ! » Se plaisait-il à se répéter. Dès lors toute la société y passait ; les policiers véreux aidés financièrement par son Altesse, les sénateurs corrompus, les nababs, et surtout son plus fidèle ennemi. Les injustices le révoltaient. En prenant les choses en mains il savait les risques qu’il encourait mais sa liberté d’esprit devait servir une cause, celle du peuple. Cet homme guerrier et artiste –il avait déjà publié des fragments poétique- possédait un côté ascète qui s’associait, malgré tout, assez bien avec son impulsivité et son exubérance d’extravertie. Il aimait se retirer dans une méditation apaisante pour son esprit agité et bouillonnant, cela lui permît d’acquérir un certain sang-froid ainsi que plus de lucidité face aux évènements. Ces critiques étaient parfois moins acerbes envers ses proches. Parfois seulement !
Malgré son respect pour l’Humanité et sa compréhension de la philosophie de chaque être, son agressivité naturelle l’incitait toujours à critiquer ses contemporains. Dans ces rapports, l’apparente sympathie dont il savait faire preuve était un mécanisme naturel qui évitait bien des conflits. Pourtant Dieu sait qu’il aimait la confrontation, c’était un guerrier stratège et un leader dans l’âme. L’agressivité était aussi pour lui l’énergie souterraine primordiale à chaque création. Elle était comme un torrent, elle emportait toujours la décision.
Ed caressait aussi le rêve d’être roi. Il était tel le héros toujours prêt à conquérir, à secourir la veuve et l’orphelin, à sauver la princesse des griffes de l’infâme pater. Toutes ses contradictions, pensait-il, faisaient la richesse d’un Homme.



Toujours arque bouté dans sa position fœtale il sentit la fatigue s’emparer de lui. Il s’endormit.
De l’autre côté de la rive Morphée l’attendait à l’orée d’un bois lui indiquant le chemin à prendre d’un air bienveillant. Il s’empressa de le suivre. Il s’enfonça dans la forêt de son esprit. Il avança d’un pas déterminé. Il semblait connaître le chemin, malgré la brume naissante. Le silence qui régnait dans cette contrée semblait faire place maintenant à des bruits difficilement identifiables. Pas de chants d’oiseaux, ni de vent jouant avec les feuilles, aucun bruit ne parvenait de la rivière non plus. Aucune présence humaine ou s’en rapprochant dans les parages. Arrivé devant une clairière il pouvait enfin distinguer le but de ses pérégrinations, caché derrière les arbres il découvrit un pont qui menait à un édifice. Il passa la rivière semblable au styx. L’atmosphère devint encore plus pesante. Une ombre semblait étreindre les lieux de ses bras néfastes. Hécate dirigeait une armée de loups enragés.


Tout le long de la rivière les scintillements

Eclats d’étoiles à la lueur de la lune-

Eclairent la vision du poète noctambule !

Emprunt d’une mélancolie amère et pourtant…


Mon voyage touche à sa fin, la fin de l’errance

Incarnée par ces murs sur un miroir fragile

Tâché de lis d’eau de Lotus par mille

Reflet trouble à mon âme le divin édifice.


Fin de l’errance, voici la bâtisse

 

O Erato ! Toi qui glorifie les poètes

Que de mes tourments puissent jaillir les vers ! Car vastes

Les ténèbres qui accueillent mes pensées et mon âme

Sombre. Sans toi, hélas, mon cœur pleure. Langueur et larmes…


Apparition

 

Ne Promettez pas la lune à votre dulcinée !

Et la Muse de confirmer ce vieil adage :

Du cœur il faut Percer le secret, déguisé !

Mais il sUt : lisse et doux en était le ramage.

 

Exaspération

 

J’entends au loin les hurlements, mélopées

Eternelles et journalières, échos occultes…

Non ! La lune funambule nullement n’exulte.

N’est-elle pas prude l’égérie des poètes, gênée,

Indignée par cette cérémonie vespérale

Fournissant à l’homme des harmonies envoûtantes,

Enivrant chaque âme d’une émotion fervente ?

Refuge des idéaux comme ta lueur est pâle…


L’aube se fraya alors un chemin dans la jungle de son esprit exténué avec son cortège de concrètes réalités. La nature enveloppait la vie d’une épaisse couche d’humanité, traversée de ci delà par des rayons de haines. Des grognements s’élevèrent de la cour annonçant un funeste événement. Une meute de soldats attendait. Holstrom également, derrière la porte. C’est lui qui le réveilla. Nojas se traîna par terre, chaînes aux pieds et aux mains, et prit difficilement position derrière la porte. Il s’y adossa. Holstrom commença son rapport.

par Nicobode23 publié dans : Chroniques (extraites du roman)
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Samedi 22 juillet 2006

Pauline au Pôle Nord insert son corps

Dans les glaces éternelles, elles bercent sa mort

En compagnie de sœur Souffrance.

Dans les profondeurs sombres de l’errance

Elle marche, elle glisse, elle rampe

Sur sa nuque rouge la sueur coule de ses tempes

Les paumes par terre, les pieds ensevelis

Voici que de la crevasse on y voit des plis.

par Nicobode23 publié dans : Poème
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Vendredi 21 juillet 2006

 

 

 

Dans la lignée des films précédents comme Rosetta ou le fils les frères Dardenne continuent dans le drame social et dans le lancement de pavés dans la marre du Capitalisme, ici accompagné de son jumeau Matérialisme forcené, ils étreignent la petite ville belge de Seraing de leurs bras néfastes. Dans une Belgique industrialisée et grise Bruno, petit délinquant, et sa compagne Sonia vivent ou plutôt survivent grâce à des petits larcins et à leurs allocations. Ils viennent d’avoir un bébé. Le jeune Bruno dirige un réseau de petites frappes. Il recèle et fait exécuter des cambriolages par des enfants les poussant irrémédiablement sur la voie de la délinquance. Il mendie, troque, trafique et vole n’arrêtant pas une seule seconde. Très peu responsable il compense cette lacune par un instinct fort, par son sens de la magouille et de la débrouillardise. Il a détaché les liens qui le tenaient au passé et à l’avenir. Pour lui seul le présent compte. Ce présent qui tel un ogre les dévore sans scrupule.

 

 Les frères Dardenne aiment faire débuter de nouveaux acteurs, on se souvient d’Emilie Duquesne dans Rosetta, ou Olivier Gourmet dans le fils, Sonia (interprétée par la jeune débutante Déborah François) file le parfait amour avec son compagnon, ils s’aiment, se chamaillent plus qu’ils ne se caressent. Les deux acteurs sont excellents, avec un Jérémie Rénier dans l’urgence et une Déborah François lumineuse. Le personnage qu’elle interprète est aussi immature que celui joué par Jérémie Rénier au début du film jusqu’au moment clé où le film bascule dans le drame. La scène de rupture arrive. C’est l’incompréhension générale, lorsque Bruno décide de vendre leur nouveau né. Il semble agir naturellement sans se rendre compte de ce qu’il fait. Après s’être évanouie à l’annonce de la terrible nouvelle Sonia devient « mère », la maturité et la maternité s’éveillent brutalement en elle. C’est la descente aux enfers pour Bruno qui va tout faire pour récupérer l’enfant. Le chemin vers la rédemption est alors tout tracé. Un chemin semé d’embûche et d’épreuves. Le réseau par lequel il est passé pour la vente de son fils est à ses trousses, le jeune ami avec lequel il est en cavale manque de se noyer, le séjour en prison… D’ailleurs les scènes de poursuites sont vraiment réussies, elles nous rappellent le bon vieux cinéma d’action français des années quatre vingt ! Le mouvement des caméras se fait alors plus fluide. La réalisation est nerveuse, leur palette de réalisateur s’est élargie par rapport à leurs œuvres précédentes. La séquence finale est magnifique et nous fait penser au Pickpocket de Bresson. La rédemption s’est accomplie, les deux amoureux se retrouvent dans les larmes et la passion. En ces temps troubles où notre société malade croît entrevoir une solution à ses malheurs en la personne de Nicolas Sarkozy, ce film quasi documentaire se place aux antipodes du divertissement. C’est sûr ! Il n’est clairement pas là pour nous divertir et nous sortir de cette morosité. Il est là pour nous faire réfléchir, c’est aussi un des intérêts principaux du cinéma. Ce film est une œuvre forte et leur meilleur. Ils embrassent le film documentaire, l’hyper réalisme pour le sens du détail  et leur acuité à dépeindre des êtres humains englués dans leur quotidien. Ils dissèquent ce quotidien comme des chirurgiens de la vie. Les personnages résistent au matérialisme sclérosant par des actes spontanés, l’achat d’une veste sur un coup de tête, la virée dans une belle voiture…  Ils touchent également au film d’action (la poursuite) et au drame romantique (la belle histoire d’amour). L’émotion, et l’empathie –bien présente- nous tiennent du début à la fin.

 

 En cette période un peu morose ce n’est pas forcément le film à aller voir (allez voir plutôt King Kong ou une comédie !) mais il reste important et nous conforte dans l’idée qu’il y a décidemment des choses à changer dans notre société actuelle. Ce n’est pas le programme de Sarkozy qui nous mettra sur le bon chemin.

par Nicolas publié dans : Critiques cinéma
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Mardi 18 juillet 2006

A quand la bombe amoureuse, tant d’or dans le cœur

A puiser que délits et ennuis trépassés

Larmes, douleur et supplices subissent le bonheur

Dans l’infini brisement d’une geôle enlacée. 

Tombent dans l’oubli les maux infects du cœur chagrin

Et la contrée Désolation attend ses pionniers

Frôlement, Emotion et sentiment Amour 

Pour rebâtir sur les ruines du triste écrin

Un Univers lucide où la profanation niée

Se mue en folle consécration chaque jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Nicolas publié dans : Poème
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